ECOLO
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Bières locales - Produits du terroir - Slow Food ...

L'intégrale du dossier constitué par Luc Beeckman - secrétaire régional ecolo pour la thudinie à l'occasion de l'action "Verts de Bières" à Solre-St-Géry (Beaumont) le 7 novembre 2008


La bière

Ce qui distingue la Belgique, et en particulier la Wallonie des autres grands pays brassicoles, c'est avant tout la diversité de sa production. Ne dit-on pas, en effet, que si l'Allemagne est le pays de la bière, la Belgique est celui des bières. (125 brasseries, plus de 1000 bières).
Cette diversité de production de la brasserie belge et wallonne est le fruit d'une longue tradition et fait l'objet d'une réelle culture. Un parallélisme doit être fait entre la bière dans notre pays et le vin dans les pays viticoles. Il n'est pas prétentieux d'affirmer que la première mérite réellement le niveau d'appréciation culturelle dont bénéficie le second.

On peut citer

les Pils. La première bière de ce genre fut fabriquée en 1842 dans la ville de Pilsen, en Bohême. Aujourd'hui, en Belgique, environ 70% des bières sont de type Pilsener (abréviation : Pils). Ces bières sont issues de fermentation à basse température (Lager).Les grandes Pils fabriquées en Belgique sont : Jupiler et Stella Artois (InBev), Maes (fabriquée par Alken-Maes à Waarloos). Des petites brasseries wallonnes produisent également des Pils. Exemples : Silly, Dupont, Eupenoise.

les Lambics (région bruxelloise) dont la Gueuze, la Faro, les Kriek et la Framboise. Ce sont des bières de fermentation spontanée.

Les familles de bières suivantes sont issues de fermentation haute :

les Blanches. type de bière au froment produite à l'origine à Hoegaarden mais que certaines brasseries wallonnes brassent également;

les bières aigres rouges et brunes de Flandre; comme la Rodenbach.

les Saisons de Wallonie; Ces bières sont surtout brassées dans le Hainaut. A l'origine, elles étaient produites par des fermiers brasseurs pendant les mois d'hiver, puis conservées pour être consommées durant l'été.
La bière devait être assez robuste pour se conserver quelques mois, mais pas trop forte constituant ainsi une boisson d'été désaltérante pour la période des moissons. Les Saisons présentent généralement une teinte orangée. Elles sont à fermentation haute et conditionnées en bouteilles de style champagne. Leur carbonisation et leur piquant sont très rafraîchissants. L'accent est mis sur un goût fruité. Elles sont parfois épicées.

les Ales (fortes et claires, fortes et foncées);

les Trappistes (7 dans le monde, dont 6 en Belgique et 3 en Wallonie) Seules les bières brassées au sein d'une abbaye, sous la vigilance de sa communauté monastique de tradition cistercienne, ont le droit de porter cette appellation rigoureusement contrôlée. Les 6 Trappistes en Belgique sont l'Orval, la Chimay, la Rochefort,l’Achel, la Westmalle et la Westvleteren. La septième est brassée aux Pays-Bas (La Trappe).

les bières spéciales.
Si certaines bières se rangent dans des styles bien précis, plusieurs résistent à tout essai de classification. C'est le cas pour la majorité des bières brassées en Wallonie. Les bières dites d'Abbaye pourraient même être classées pour la plupart comme bières spéciales, le terme Abbaye étant réservé à un deuxième niveau de classification à l'intérieur des bières "spéciales".
Le plus souvent, ces spécialités résultent des habitudes de travail des brasseurs locaux, de préférences ou de fantaisies individuelles.

Bières d'Abbaye La désignation bière d'abbaye ayant toujours été synonyme de qualité et de tradition, nombre de brasseries l'ont utilisée. En fait, ces bières ne sont pas brassées par les moines. Certaines portent même le nom d'une abbaye qui n'a jamais existé. Le terme abbaye peut indiquer que la bière est brassée à la manière des moines, qu'une abbaye se trouve à proximité ou, tout simplement, qu'il y a un moine sur l'étiquette. Ces bières n'ont donc pas de caractéristiques spécifiques.

Bières de type britannique Exemples : Mc Chouffe (Achouffe), Scotch (Silly), All Black (Brunehaut), Watneys Scotch ...

J’ai pris le temps de détailler un peu les différents types de bières , tout d’abord par passion mais aussi pour montrer la diversité de ce produit en Belgique et la chance que l’on a de pouvoir consommer « local » ; les filières courtes entre producteur et consommateur étant une des bases de l’alimentation durable.

Voilà l’expression lancée « alimentation durable »

Nous vivons dans un modèle agro-industriel non durable, et je débuterai par quelques constatations malheureusement désastreuses.

1. La réduction catastrophique de la biodiversité, celles des plantes sauvages comme celle des variétés cultivées et des écosystèmes en général.
La forêt amazonienne régresse davantage sous la pression des éleveurs que par le fait de l’exploitation forestière.
Les cultures vivrières des régions tropicales sont remplacées par des champs de soja destinés à nourrir nos bovins...
Des quarante mille variétés de riz cultivées au début du 20ème siècle à peine quelques centaines persistent aujourd’hui...
Depuis le début du XXème siècle, les impératifs industriels de l’agrobusiness ont abouti à la perte de 75 % de la diversité des produits agricoles. Moins de trente végétaux nourrissent aujourd’hui 95 % de la population mondiale. Les exemples abondent et un peu partout dans le monde des paysans luttent pour la liberté d’accès aux semences, fruits du travail de sélection de centaines de générations d’agriculteurs, que quelques firmes semencières tentent de s’approprier. Les mêmes firmes veulent d’ailleurs nous faire croire que les OGM sont un bienfait pour l’humanité alors que c’est bien plutôt la biodiversité qui forme notre réserve de solutions pour le futur.

2. Notre alimentation, est aujourd’hui une des plus grosses sources de gaz à effet de serre.
En Europe, 25 à 30% des émissions de gaz à effet de serre sont liés à la production alimentaire : méthane provenant des élevages, travail mécanique, chauffage des étables, fabrication d’engrais et pesticides, transformation des produits, emballage, réfrigération et, bien entendu, les déplacements délirants qui permettent aux poivrons hollandais de croiser sur les autoroutes les bulbes de tulipes italiennes et aux crevettes ostendaises d’être épluchées au Maroc...
L’ingénieur français Jean-Marc Jancovici a calculé que l’agriculture biologique produisait en moyenne 30 % de gaz à effet de serre en moins que l’agriculture dite conventionnelle (en Occident !) et il a conclu qu’une des façons les plus efficaces de lutter contre les changements climatiques était de manger local, bio et moins carnivore.

A méditer en ces temps de mobilisation sur le climat...

3. L’agro-industrie, c’est aussi la pollution par les nitrates ou les pesticides, la perte de fertilité des sols, le gaspillage des ressources en eau, la perte de toute forme de respect pour l’animal au sein des élevages concentrationnaires...
Une large gamme de problèmes environnementaux qui sont peu à peu pris en compte dans la cadre des politiques agricoles européennes - sans qu’une impulsion réellement différente n’ait encore pu leur être donnée.

Mais ce modèle alimentaire pose aussi un vaste défi à la solidarité planétaire.

• Ce sont les plus pauvres qui payent la plus grande partie de la facture des changements climatiques et ce sont les communautés locales du sud qui subissent de plein fouet la perte des ressources offertes par la biodiversité...
• Ce sont les plus pauvres - dans les pays du Sud d’abord - qui souffrent le plus dramatiquement de la perte d’autonomie alimentaire. L’industrie prétend nourrir le monde mais la famine s’étend dans de nombreuses régions sans qu’on puisse parler de fatalité. Qu’on songe aux produits agricoles européens - poulet, blés, maïs... - subsidiés à la production, re-subsidiés à l’exportation, qui sont vendus à bas prix sur les marchés africains. Les éleveurs locaux ne résistant pas à cette concurrence finissent pas grossir les bidonvilles de Bamako ou Douala puis, quelquefois, à mourir sur les rivages de l’Europe. Et en Europe également, le prix payé collectivement pour faire face aux externalités de ce système est énorme.
• La malbouffe coûte en terme environnemental : pollutions diverses, gestion des déchets, coûts des crises alimentaires à répétition (vache folle, dioxine, peste aviaire ou porcine...)
• Elle coûte cher en termes de santé : perte de vitalité des produits, polluants chimiques, excès de graisses, sucre et sel ajoutés dans les préparations, additifs infiniment variés à l’impact sanitaire inconnus ou sous-estimé...
Les autorités sanitaires s’attaquent à la moindre bactérie sur un étal mais semblent ignorer les conséquences à grande échelle du cocktail chimique qui se cache sous les étiquettes de nos aliments et leurs préoccupations manquent étrangement de hiérarchie.
Qui comptabilise, par exemple, les milliers de morts (40.000 par an en France estiment certains chercheurs) liés à l’ajout excessif de sel dans les produits transformés ?
Et qui mettra ceux-ci en balance avec le risque dramatisé par les autorités lié à la consommation de fromage au lait cru ?
• La malbouffe coûte cher aussi socio-économiquement : 3000 pertes d’emplois agricoles par an en Belgique !
• Et c’est la malbouffe encore qui coûte cher encore quand on s’intéresse au caddy hebdomadaire d’un ménage moyen.

Certes, en Belgique, il y a aussi des personnes qui éprouvent des difficultés quotidiennes à se nourrir. C’est évidemment insupportable. Mais en moyenne la part de l’alimentation dans le budget des belges est , inférieure à 20%. Quoi qu’on en pense, nos choix alimentaires ne sont pas exclusivement déterminés par le critère financier, du moins si l’on s’intéresse au panier alimentaire pris dans son ensemble.
Les plats à réchauffer coûtent chers ; la salade prélavée et découpée, emballée sous atmosphère transformée, coûte cher ; les 30 % d’eau perdue lors de leur cuisson par les chicons hydroponiques ou les steaks bien tendres... c’est de l’eau qui coûte fort cher...

Et que dire de la proportion variable de snacks, sodas, compléments vitaminés, eau enrichie, acti-machin, oméga3... que le marketing rend indispensables et des quelque 25 % de produits alimentaires achetés qui terminent à la poubelle.

Tout cela coûte donc... cher.

L’expérience montre pourtant, au niveau individuel comme au niveau des collectivités, qu’il est possible de manger bon, propre et juste, à partir d’aliments frais, de saison, locaux... sans payer plus que ce que paye aujourd’hui un consommateur moyen.

L’alimentation durable est très complexe et reprends les questions fondamentales du lien entre agriculture - alimentation - environnement et société. Elle doit tenir compte des enjeux politiques à l’échelle globale et régionale (pression environnementale des modes de production et de consommation alimentaire, santé publique, modèles agricole au nord et au sud et emplois dans le secteur) ; de l’implication de nombreux acteurs (du producteur au consommateur) ; du respect des références culturelles et des valeurs qu’elles véhiculent (convivialité, plaisirs de la table, éducation au goût…)

L’alimentation durable doit réaffirmer haut et fort le principe de souveraineté alimentaire (le droit des peuples à choisir leur politique agricole et de production alimentaire) et de garantir l’accès a une alimentation de qualité pour tous.

Certains diront, encore un concept barbare de ces emmerdeurs d’ECOLO.

Pour contredire les mauvaises langues ….( et ne me faites pas dire que les langues sont rouges, bleues ou oranges) voici quelques exemples concrets de chez nous.

Je prendrai la définition des Facultés notre Dame de la paix de Namur qui depuis 2006 propose dans ses restaurants des menus confectionnés selon des critères d’une alimentation durable.

Cela suppose le travail avec des produits dont :

- la production soit la moins polluante pour l’environnement, donc des produits naturels et si possible biologiques
- la transformation soit la moins élaborée possible, donc des produits bruts, non manufacturés (industrialisés)
- La filière de distribution soit la plus courte possible, donc des produits de proximité
- La teneur en nutriments (« qui nourrissent ») soit la plus haute possible, donc des produits frais et de saison
- La production soit garante du maintien du tissu social, donc des produits de terroir et/ou équitables

Mais heureusement, il y a d’autres initiatives allant dans ce sens comme les communes qui ont instauré un système de cahier des charges pour la restauration dans les cantines (ex Ottignies Louvain La Neuve et Gembloux).

Au domaine de Chevetogne, un cahier de charge pionnier a été élaboré pour les repas des résidents, dans le cadre de ses classes de forêt, dans l’esprit de leur offrir une alimentation durable.

Mais aussi des expériences privées comme celle « unique au monde, de l’assureur Ethias a Liège qui, en 8 années a réussi a recourir a 82% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique pour la préparation quotidienne de 350 repas, à coût équivalent à celui d’un approvisionnement conventionnel. Cette expérience repose sur un réseau de petits fournisseurs garantissant un approvisionnement continu.

On voit que ce sont souvent des initiatives locales.

Je ne peux terminer sans parler de la piste slow food.

Construire des alternatives à partir des saveurs et de la culture : la piste Slow Food

Pour manger savoureux et sain il ne faut pas forcément être riche. En revanche, il faut assurément être « outillé » de connaissances et d’expériences.
Il faut connaître les produits, leur diversité, leur origine ; où les trouver, comment distinguer leur qualité, comment les préparer en leur entier. Connaître les gestes qui accompagnent les façons de les accommoder...
Pour sortir l’alimentation de la boite noire dans laquelle l’industrie l’a enfermée, il est utile de connaître les cycles de la nature, les modes de production et de préparation des aliments car nombre de produits bon marché, voire offerts par la nature, remplacent avantageusement les préparations « toutes faites ». Et c’est l’expérience des saveurs, la sensation qui éduque le goût dès le plus jeune âge, qui permet d’exercer notre droit au plaisir.

Ces savoirs-là, populaires et transmis au sein des familles se retrouvent aujourd’hui trop souvent confinés dans les musées ou chez les grands chefs...

Il nous faut donc réinventer des formes de transmission car la nourriture et nos façons de nous nourrir constituent des patrimoines essentiels à préserver, à valoriser et à partager.

« Les savoirs sont comme des chemins de vaches. Ils sont dans les ventres les uns des autres » dit un proverbe peul.
Il nous faut aujourd’hui croiser et recroiser ces chemins, mettre en réseau des savoirs, des peuples et des personnes. C’est le sens de l’action du mouvement Slow Food créé en réaction à la frénésie du fast food dans l’Italie des années 80.

Slow Food prône une alimentation « bonne, propre et juste » basée sur une relation forte au terroir et sur un lien vivant et conscient entre producteurs et consommateurs, tous deux qualifiés de co-producteurs, co-responsables de la qualité gustative des produits, du respect de l’environnement et de l’équité des filières socio-économiques qui doivent correctement rémunérer les paysans. Au-delà de la promotion de l’agriculture biologique, il s’agit donc de relocaliser les productions agricoles et de raccourcir le trajet du lieu de production à l’assiette pour renforcer une économie locale inscrite dans le développement durable.
Les conviviums locaux de Slow Food « célèbrent les plaisirs de la table » en consacrant un temps social à la découverte des produits, de leurs origines, de leur préparation, au partage d’idées et à l’échange de connaissance. Plutôt qu’un combat frontal avec les multinationales qui passent les saveurs au rouleau compresseur, les conviviums proposent des alternatives autour de la table et de produits menacés, publient des guides, organisent des ateliers d’éducation au goût... Un peu partout, ces associations multiformes tentent de revaloriser le métier d’agriculteur, seul capable de garantir la qualité alimentaire, en inventant de nouvelles conditions d’échanges économique permettant d’attirer une nouvelle génération de paysans grâce à des conditions de vie différentes.

La Fondation Slow Food s’engage également en faveur de la préservation de la biodiversité, pour la survie de traditions agricoles et gastronomiques, pour la création de sentinelles du goût chargées de défendre et de faire connaître des produits en péril. Elle se mobilise aussi bien pour la protection des semences contre les brevets pris par les multinationales pour contrôler le marché que pour le droit des populations rurales à échanger gratuitement les semences comme elles l’ont toujours fait depuis des millénaires.

Représenté actuellement dans plus de 115 pays, le mouvement Slow Food rassemble des paysans et des grands chefs, des éducateurs et des politiques, de simples consommateurs et des artisans, du Nord comme du Sud de la planète. Il offre un souffle positif et une perspective de changement culturel basé sur la diversité, un changement global et local, inscrit concrètement dans ce que nous avons de plus intime.

Changer le monde, c’est savoureux !

« Un gastronome-gourmet qui ne se soucie pas d’environnement est stupide, mais un écolo qui n’a pas de sensibilité gastronomique est triste » écrit Carlo Petrini.

La nouvelle gastronomie est donc citoyenne et constitue un outil d’affirmation de nos identités culturelles qui s’associe aux luttes diverses contre les uniformisations induites par la mondialisation. Nous sommes ce que nous mangeons. Nous sommes comment nous mangeons. Et le monde se reflète dans notre assiette. Il est donc possible de manger et de sauver la planète, de nous nourrir en changeant le monde. Mieux, changer le monde, c’est savoureux.
Là où certains démontent des mac-Do (et il en faut, sans doute), Slow Food sème des alternatives dans le terreau de notre quotidien. C’est une réponse, écologique et solidaire qui peut donner chair à un changement politique, au meilleur sens du terme, en dégageant un horizon positif voire... appétissant.
Ce mouvement vers la qualité nécessite la participation d’individus, d’institutions, d’entreprises. Mais les pouvoirs publics peuvent aussi jouer un rôle pour initier des dynamiques de développement territorial intégrant le bon, le propre et le juste.
Quand Carlo Petrini écrit « manger est un acte agronomique et cultiver est un acte gastronomique », il nous dit que « tout est dans tout et réciproquement ». Mais il nous donne aussi des balises pour nous orienter dans cette complexité - le bon, le propre et le juste -, en commençant par le plaisir...

Il y a là peut-être une leçon pour ceux qui, comme les militants de l’écologie, courent souvent à perdre haleine : on peut changer le monde en renouant avec la lenteur, ou encore en retrouvant tout simplement le temps du goût.



Site Meter

Aussi sur Facebook


Publications en ligne - Octobre 2012

Comm'une Démocratie - Débat Elections - le 10 Octobre à Beaumont

Vidéo de Campagne

Notre projet, nos engagements pour Beaumont (2ème partie)

Notre projet, nos engagements pour Beaumont

7 octobre - Journée découverte en Forêt domaniale de Rance

Poing Presse - Ce qu'en pense la presse régionale

Têtes de liste - Présentation et priorités

Le site internet de la commune - Toujours classé "Faible"

Nos candidats pour les élections communales du 14 octobre

La vidéo de l'AG du 4 mars 2012 à Louvain-La-Neuve

9éme Nuit de la Chouette - Le 19 mars 2012

15 février 2012 - Nouvelle équipe

Le 21 janvier 2012 - 15ème rassemblement des écologistes hainuyers.

Je Mange, donc je suis - Ciné-Débat à la salle Sudhaina - Baileux - Le 14 janvier 2012


Actu ECOLO
Remonter en haut de la page